dimanche 26 avril 2026

M'sieur Jean

Bon, d'accord, ça fait plus popu que Don Juan, mais c'en est la traduction fidèle, non ? Cette intro un peu tordue pour dire que, dans la semaine qui se termine, je suis allé à l'Auditorium écouter un Don Juan que je ne suis pas prêt d'oublier !

 Je crois ne pas avoir éprouvé depuis longtemps un tel bonheur. D'abord, on m'avait donné une place gratuite et c'est le premier plaisir. Je craignais que ce ne soit une version uniquement instrumentale, mais non : tout a été chanté, airas, duos, récitatifs, ... Et quelles voix ! Toutes étaient parfaites, sans aucune à la traîne, ce qui arrive hélas assez souvent. Mention spéciale pour Laurence Kilsby (Don Ottavio), et pourtant, en général, je n'aime pas les ténors.

Leporello était présent en double : le chanteur (baryton), aussi aussi un sociétaire de la Comédie Française, Eric Génovèse, mettant souvent son grain de sel avec beaucoup d'humour. 

L'absence de décor ne m'a pas du tout gêné, car la mise en scène était suffisamment parlante. Et, de plus, ce qui ne gâte rien, pour une fois, les physiques de chanteurs étaient crédibles et correspondaient à leurs rôles. Pas, cette fois-ci, de Don Juan ventripotent dont on se demande pourquoi Donna Elvira y est tant attachée au lien de partir en courant ! 

Bref, vous l'aurez compris, je suis sorti emballé de cette soirée. (Un bravo aussi pour l'orchestre national de Lyon !)

Laurence Kilsby 

6 commentaires:

  1. Cela fait plaisir de lire que tu y as pris plaisir car ce n'est pas souvent où toutes les planètes s'alignent si bien.

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  2. En plus, je ne m'y attendais pas du tout.

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  3. Quoi que puisse dire Aristote et toute la philosophie, il n’est rien d’égal au tabac : c’est la passion des honnêtes gens, et qui vit sans tabac n’est pas digne de vivre. Non seulement il réjouit et purge les cerveaux humains, mais encore il instruit les âmes à la vertu, et l’on apprend avec lui à devenir honnête homme. Ne voyez-vous pas bien, dès qu’on en prend, de quelle manière obligeante on en use avec tout le monde, et comme on est ravi d’en donner à droite et à gauche, partout où l’on se trouve ? On n’attend pas même qu’on en demande, et l’on court au-devant du souhait des gens : tant il est vrai que le tabac inspire des sentiments d’honneur et de vertu à tous ceux qui en prennent.

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  4. C'est Sganarelle dans le premier acte de Don Juan

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  5. je le connais par coeur ! Comme tout bon fumeur ...

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